l’escroquerie incompréhensible de la passion
C’est quand même une belle escroquerie cette histoire d’être de votre vie. Comme si le fait que ce soit fait pour vous impliquait forcément que ce soit d’accord. C’est comme si il y avait un accord universel, qui vous dépasse qui aurait été écris avant vous. Par qui d’abord ? C’est qui ce machin qui décide pour nous deux ? Et qui se trompe dans la très grande majorité des cas. si ce n’est la totalité. Alors, las d’être seul on découvre à l’orée de la solitude qu’il nous faut cet autre.
Car si ça n’a pas marché pour cet autre être parfait , alors ça marchera par défaut avec ce nouvel autre. Cet autre qui est là au bon moment, à l’instant idéal pour tous, soi et les autres. Mais bien sûr, ce précédent n’était qu’un coup d’essai, des erreurs de parcours. Et par une étrange magie, ce qui s’ensuit, n’est pas du tout hasardeux.
Nous nous arrangeons pour tout justifier. pour tout raisonner. Cette raison , règle sociale parfaite, auquel on jure de pouvoir se soustraire par la grâce de la passion gagne en fin de compte, d’être absolu en moitié d’orange enfin retrouvé. C’est non la passion qui décide, c’est seulement la raison qui se travestit en destinée.
La passion est un autre, produit mercantile vendu par les contes. La passion n’existe pas, et n’a jamais existé. C’est au pire un morceau de chocolat noir au mieux, une poussée chimique d’endormorphines provoqué par le désir d’accouplement, comme une drogue découverte à l’occasion de cet être parfait. on veut y revenir. Mais c’était déjà faux au départ, c’était déjà chimique dés le départ. Et ça c’est la nature, et le besoin d’accouplement qui a créé cela dés le départ La passion n’existe pas et la raison existe en désespoir de cause. Parce que nous nous devons d’exister les uns à coté des autres. Alors on continue à vendre cet être parfait.
C’est un faux, détournez le regard.
Plus vous détournerez le regard, plus cet être existe. Moins vous voulez aimer, plus vous aimerez. moins vous voudrez donner, plus vous serez généreux. Ce qui existe réellement est en dehors de notre regard. Ce qui nous fait rêver nous est imposé. Nous sommes le jouet des autres, beaucoup plus surement qu’il n’y parait. Et en l’absence de cette passion c’est très exactement tout qui existe, et qui n’existe plus.